La location de matériel médical à domicile peut être nécessaire dans de nombreuses situations : retour après une hospitalisation, perte temporaire d’autonomie, convalescence, handicap ou maintien à domicile. Lit médicalisé, fauteuil roulant, matelas anti-escarres ou encore certains dispositifs d’aide à la mobilité peuvent alors faciliter le quotidien du patient et de ses proches.
Mais une question revient souvent : la location de matériel médical est-elle remboursée par l’Assurance Maladie ?
La réponse dépend notamment du matériel prescrit, de son inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP), de la prescription médicale et de la situation du patient. Voici les principales règles à connaître pour comprendre le fonctionnement de cette prise en charge.
L’Assurance Maladie prend-elle en charge la location de matériel médical ?
Oui, certains équipements médicaux peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’ils répondent aux conditions prévues par la réglementation.
La Liste des produits et prestations remboursables (LPP) recense les dispositifs et prestations susceptibles de faire l’objet d’une prise en charge. Elle comprend notamment certains lits médicalisés en location ou à l’achat, des matelas et surmatelas anti-escarres ainsi que des fauteuils roulants.
Cependant, le simple fait qu’un matériel soit médical ne signifie pas automatiquement qu’il sera remboursé. La prise en charge dépend des conditions définies pour chaque dispositif.
C’est pourquoi il est important de vérifier à la fois le matériel prescrit et les modalités de remboursement qui lui sont associées.
Quelles sont les conditions pour obtenir une prise en charge ?
Plusieurs conditions doivent généralement être réunies pour que la location puisse être prise en charge.
Une prescription médicale est généralement nécessaire
La première étape consiste à obtenir une ordonnance adaptée aux besoins du patient.
La prescription doit permettre d’identifier le matériel nécessaire et, selon les dispositifs, peut également préciser les caractéristiques ou la durée du besoin.
Pour certains équipements, les règles de prescription sont particulièrement précises. C’est notamment le cas des fauteuils roulants, pour lesquels la réglementation prévoit désormais différentes modalités selon la durée et la nature du besoin.
L’ordonnance constitue donc un élément essentiel pour engager les démarches auprès de l’Assurance Maladie.
Le matériel doit être éligible au remboursement
L’équipement doit également correspondre à un dispositif ou une prestation inscrit dans la LPP et respecter les conditions prévues par sa nomenclature.
La LPP attribue notamment un code spécifique aux différents dispositifs. Ce code permet d’identifier le matériel et de déterminer les conditions de prise en charge applicables.
Avant de louer un équipement, il est donc préférable de vérifier qu’il correspond bien à la prescription et aux références ouvrant droit à une prise en charge.
Le fournisseur doit respecter les conditions de prise en charge
Le choix du prestataire peut également avoir son importance. Un professionnel spécialisé dans le matériel médical à domicile peut notamment accompagner le patient dans le choix de l’équipement et dans les démarches administratives.
Chez Amicae, l’établissement est agréé et conventionné et pratique notamment le tiers payant pour le matériel pris en charge au titre de la LPP.
Quel est le montant du remboursement pour une location de matériel médical ?
Il n’existe pas un taux de remboursement unique pour l’ensemble du matériel médical.
Le montant pris en charge dépend du type d’équipement, du tarif de référence fixé par l’Assurance Maladie et de la situation du patient.
Pour certains matériels, l’Assurance Maladie rembourse une partie du tarif de référence. Dans d’autres situations, la prise en charge peut être plus importante.
Par exemple, pour la location d’un lit médicalisé, l’Assurance Maladie indique une prise en charge possible à hauteur de 60 % du tarif Assurance Maladie, ou à 100 % lorsque la prescription est notamment en rapport avec une affection de longue durée (ALD), sous réserve de respecter les conditions applicables.
Il faut donc distinguer le prix facturé par le fournisseur du tarif servant de base au remboursement.
Assurance Maladie : quelle différence entre remboursement et prise en charge à 100 % ?
Une prise en charge à 100 % ne signifie pas nécessairement que tous les équipements médicaux sont automatiquement gratuits.
Elle correspond à des situations précises et à des conditions définies par la réglementation.
Pour certains dispositifs, la base de remboursement peut être inférieure au prix effectivement facturé. Dans ce cas, un éventuel dépassement peut rester à la charge du patient, sauf si une autre couverture intervient.
À l’inverse, lorsque le matériel est délivré dans le cadre du tiers payant et que l’ensemble des conditions de prise en charge sont réunies, le patient peut ne pas avoir à avancer les frais correspondant à la part couverte.
Le fournisseur peut alors effectuer directement les démarches auprès de la caisse concernée.
Quels matériels peuvent être loués avec une prise en charge ?
Les possibilités varient selon le matériel et la situation médicale. Parmi les équipements pouvant être concernés figurent notamment :
- les lits médicalisés
- les matelas et dispositifs anti-escarres
- certains fauteuils roulants
- certains dispositifs d’aide à la mobilité
- d’autres dispositifs médicaux inscrits à la LPP
Amicae propose notamment la location de matériel médical avec des équipements adaptés au maintien à domicile, dont les lits médicalisés, les matelas et les fauteuils roulants.
La location d’un lit médicalisé
Le lit médicalisé fait partie des équipements pouvant être pris en charge dans certaines conditions.
Il peut être prescrit lorsqu’une personne présente une perte d’autonomie ou lorsqu’un état de santé nécessite un équipement adapté pour faciliter les soins et le quotidien.
La location d’un lit médicalisé peut être particulièrement adaptée lorsque le besoin est temporaire ou lorsque la durée d’utilisation n’est pas encore connue.
Selon les besoins du patient, différents accessoires peuvent compléter l’équipement, comme une potence, des barrières de sécurité ou un matelas anti-escarres.
La location d’un fauteuil roulant
Les fauteuils roulants font également partie des dispositifs inscrits à la LPP, avec des règles de prise en charge qui ont évolué depuis le 1er décembre 2025.
Depuis cette date, les fauteuils roulants inscrits dans les catégories concernées bénéficient d’une prise en charge intégrale par l’Assurance Maladie obligatoire, selon les conditions prévues par la nouvelle nomenclature.
Le parcours dépend notamment de la durée du besoin :
- jusqu’à 6 mois, la location de courte durée est privilégiée
- au-delà de 6 mois, l’achat est généralement privilégié
- pour certains besoins évolutifs, une location longue durée peut être proposée
Les règles sont donc différentes de celles applicables à d’autres équipements médicaux.
Location ou achat : quelle solution privilégier ?
La location présente un intérêt particulier lorsque le besoin de matériel est temporaire ou incertain.
Après une intervention chirurgicale, pendant une période de convalescence ou dans le cadre d’un retour à domicile, il peut être difficile de savoir combien de temps l’équipement sera nécessaire.
La location de matériel médical permet alors de disposer de l’équipement pendant la durée nécessaire sans avoir à acheter un matériel qui pourrait ne plus être utile quelques mois plus tard.
À l’inverse, lorsque le besoin est durable, l’achat peut être envisagé selon le dispositif concerné et les règles de prise en charge applicables.
Le choix entre location et achat de matériel médical doit donc être déterminé en fonction de la durée prévue d’utilisation, mais aussi de la prescription et des règles propres au matériel concerné.
Comment se déroule une location de matériel médical prise en charge ?
Les démarches peuvent varier selon l’équipement, mais le parcours suit généralement plusieurs étapes.
1. Consulter un professionnel de santé
Le médecin ou le professionnel habilité évalue les besoins du patient et prescrit le matériel adapté lorsque cela est nécessaire.
2. Vérifier les conditions de remboursement
Le fournisseur peut ensuite vérifier que le matériel prescrit correspond bien à un équipement inscrit à la LPP et déterminer les modalités de prise en charge applicables.
3. Choisir le matériel adapté
Le choix ne doit pas uniquement tenir compte du remboursement. Les dimensions, le poids du patient, son autonomie, son logement et ses besoins quotidiens peuvent également être déterminants.
Pour un lit médicalisé, par exemple, Amicae prend en compte notamment la taille et le poids du patient afin de proposer un équipement adapté.
4. Effectuer les démarches administratives
Selon les situations, le fournisseur peut accompagner le patient dans les démarches auprès de sa caisse.
Amicae indique notamment prendre en charge les démarches administratives auprès de la caisse d’Assurance Maladie pour les locations concernées.
5. Organiser la livraison et l’installation
Pour certains équipements, la prestation ne s’arrête pas à la mise à disposition du matériel.
Dans le cas d’un lit médicalisé, par exemple, l’installation au domicile et la présentation du fonctionnement de l’équipement peuvent être nécessaires pour garantir une utilisation adaptée. Amicae propose notamment la livraison et l’installation de ses lits médicalisés à domicile.
La complémentaire santé peut-elle compléter le remboursement ?
Lorsque l’Assurance Maladie ne couvre pas la totalité du montant selon les conditions applicables, la complémentaire santé peut éventuellement intervenir.
Cette possibilité dépend toutefois du contrat souscrit et du type de matériel concerné.
Il est donc recommandé de vérifier les garanties de sa mutuelle avant de procéder à la location, notamment lorsque le matériel présente un coût important ou lorsque la prise en charge par l’Assurance Maladie est partielle.
Dans certains cas, d’autres aides peuvent également être mobilisées. Les possibilités dépendent alors de la situation de la personne, de ses ressources, de son âge, de son niveau d’autonomie et de la nature de l’équipement.
Comment éviter les mauvaises surprises lors de la location ?
Avant de louer un équipement, plusieurs vérifications permettent de mieux anticiper le montant restant éventuellement à payer.
Demandez d’abord si le matériel prescrit est bien pris en charge par l’Assurance Maladie et vérifiez les conditions associées à son code LPP.
Ensuite, renseignez-vous sur le montant réellement couvert et sur l’existence éventuelle d’un reste à charge.
Enfin, privilégiez un prestataire capable de vous expliquer les démarches et de vous accompagner dans la mise en place du matériel.
Cette étape est particulièrement importante lorsque la location concerne plusieurs équipements. Un équipement médical à domicile peut en effet représenter un coût important pour une famille lorsque plusieurs dispositifs sont nécessaires simultanément.
Ce qu’il faut retenir sur la prise en charge de la location de matériel médical
La prise en charge de la location de matériel médical par l’Assurance Maladie dépend avant tout du dispositif concerné et des conditions fixées par la LPP.
Pour bénéficier d’un remboursement, il faut généralement :
- disposer d’une prescription médicale lorsque celle-ci est requise
- choisir un matériel répondant aux conditions de la LPP
- respecter les règles de prescription et de délivrance propres au dispositif
- vérifier le tarif de référence et le niveau de remboursement
- identifier la part éventuellement prise en charge par la complémentaire santé
La situation est donc différente selon que vous louez un lit médicalisé, un matelas anti-escarres ou un fauteuil roulant.
Depuis le 1er décembre 2025, les règles applicables aux fauteuils roulants ont notamment été profondément modifiées, avec une prise en charge intégrale des modèles concernés par la nouvelle nomenclature et un parcours simplifié auprès de l’Assurance Maladie.
Pour les autres équipements, les modalités de remboursement restent propres à chaque dispositif.
En cas de doute, un professionnel spécialisé dans la location de matériel médical peut vous aider à identifier l’équipement correspondant à la prescription, vérifier les démarches nécessaires et vous accompagner dans la mise en place du matériel à domicile.

